Cartographie : les acteurs sociaux

Stratégie de prompting

Comment j’ai fait

Pour lancer notre cartographie sur Miro, j’ai d’abord rédigé un prompt très global, afin de cadrer l’ensemble du projet d’équipe : le sujet (écosystème de l’IA générative), la finalité (carte mentale), le nombre de personnes (11), la méthode (fiabilité/triangulation) et même le format attendu (schéma et répartition des tâches). L’idée était de donner un maximum de contexte pour obtenir une réponse structurante, mais ce niveau de détail rendait aussi la demande multifonction (stratégie de recherche, coordination et plan d’action), donc moins ciblée.

Extrait du prompt 1 (version “trop détaillée et globale”) :

« Tu agis comme un chef d'équipe… aide-nous à élaborer une stratégie de recherche… propose des exemples de prompts… puis aide-nous à répartir équitablement la tâche… Format : réponse hiérarchisée… Finalité : Miro… »

Après cette première étape (qui servait surtout à organiser l’équipe), j’ai rédigé un deuxième prompt plus direct, centré uniquement sur ma branche de recherche : les parties prenantes sociales (médias, syndicats, artistes/créateurs, ordres professionnels). L’objectif était de réduire les « parasites » (coordination, plan d’action global, etc.) et d’obtenir une sortie directement intégrable dans la carte Miro.

Extrait du prompt 2 (version “plus directe”) :

« Je suis responsable des parties prenantes sociales… analyse le rôle des médias, syndicats, artistes/créateurs, ordres professionnels… précise : identification, relations, positionnement stratégique, vérification (types de documents). »

Le prompt initial étant très contextuel et multifonction, j’ai ensuite appris à reformuler une demande plus courte, plus ciblée et orientée vers un format de sortie précis afin d’obtenir une réponse directement exploitable dans la cartographie. Cette démarche m’a permis de mieux comprendre l’impact de la formulation d’un prompt sur la précision et la cohérence des réponses obtenues.

Note de transparence (liens/prompts) : la conversation Gemini d’origine n’est plus accessible via le lien initial (suppression/accès restreint). J’ai donc copié-collé ici les prompts afin de rendre la démarche vérifiable, même si les réponses obtenues aujourd’hui peuvent différer.

Analyse des résultats

Ce que j’ai appris sur la méthode

Après le prompt 1, j’ai constaté que le niveau de contexte (cours complet, consignes, organisation d’équipe, méthode, livrable) poussait l’IA à proposer une réponse « chef de projet » : utile pour démarrer, mais trop large par rapport à mon besoin individuel. Le prompt contenait plusieurs objectifs en même temps, ce qui augmente le risque de réponses qui partent dans plusieurs directions (coordination, méthode, outils, répartition, etc.), au lieu d’approfondir une seule branche.

Après le prompt 2, la demande étant mieux cadrée, j’obtenais des sorties plus pertinentes pour ma carte Miro. En revanche, j’ai observé que, d’une réponse à l’autre, certaines formulations variaient (exemples choisis, vocabulaire, angles de priorisation). Cela m’a obligée à faire un travail de comparaison, via d’autres IA ou sources, afin de garder une structure stable (les quatre rubriques) et d’harmoniser les termes pour l’intégration dans la cartographie.

Ce que j’en retire pour la suite, c’est que si je veux un résultat « prêt à intégrer », je dois réduire le contexte et verrouiller le format. À l’inverse, si je veux éviter des variations entre réponses, je dois ajouter des contraintes (ex. : « 1 phrase par rubrique », « pas d’exemples », « niveau macro uniquement »).

Synthèse des réponses

Ce que j’ai appris sur le sujet

Médias (presse, plateformes journalistiques) : acteurs de légitimation et de mise en débat public, en relation avec les entreprises d’IA autour des contenus et avec les régulateurs via l’influence médiatique, cherchant à protéger leur modèle économique et leur crédibilité.

Artistes et créateurs : détenteurs de contenus et de styles exploités par les modèles, en relation souvent conflictuelle (droits d’auteur, consentement, attribution) ou contractuelle (licences) avec les entreprises d’IA, avec pour motivation la protection de leurs droits, de leur rémunération et de leur contrôle créatif.

Syndicats et travailleurs de la donnée : acteurs liés au travail humain (annotation, modération, conditions de travail, impacts sur l’emploi), en relation avec les entreprises d’IA (sous-traitance, revendications) et parfois avec les pouvoirs publics, avec pour motivation de défendre des conditions de travail, des salaires et une reconnaissance des impacts sociaux.

Ordres professionnels : institutions de régulation de pratiques (santé, droit, ingénierie, etc.), en relation avec les entreprises d’IA (cadres d’usage, conformité) et les autorités publiques (normes/éthique), avec pour motivation de préserver la confiance, la responsabilité professionnelle et la sécurité des usages.

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