Pratiques des IA en communication stratégique
Comment j’ai fait
Pour cette cartographie, j’avais la responsabilité de travailler sur le pôle européen de l’IA, en me concentrant plus particulièrement sur les acteurs Mistral AI et Aleph Alpha, leurs alliances et la logique de « troisième voie » européenne. Comme le reste de la classe, j’ai utilisé Gemini pour alimenter ma recherche et structurer la carte mentale sur Miro.
Ma stratégie de prompting a consisté à partir d’un prompt général pour poser le décor, puis à descendre progressivement vers des questions plus ciblées. Concrètement, je demandais d’abord à Gemini d’identifier les principaux acteurs européens de l’IA générative, puis je recentrais sur Mistral AI et Aleph Alpha (historiques, modèles, positionnement, valorisation). Ensuite, j’ai enchaîné des prompts plus précis sur trois axes :
la “troisième voie” européenne en matière d’IA (souveraineté, confidentialité, protection des données) ;
les alliances stratégiques, notamment les liens avec Microsoft et les partenariats avec les agences et les entreprises clientes ;
le rôle des régulateurs et des pouvoirs publics dans la construction de ce pôle européen.
Au fur et à mesure, j’ai utilisé Gemini non seulement pour obtenir des listes d’informations, mais aussi pour tester différentes formulations de prompts (rôle, tâche, contexte, contraintes) afin d’obtenir des réponses plus structurées, directement exploitables dans la carte Miro.
Ce que j’ai appris sur la méthode
En travaillant étape par étape, j’ai constaté que Gemini était très utile pour cartographier rapidement l’écosystème européen, repérer les champions (Mistral AI, Aleph Alpha), leurs investisseurs et leurs partenariats, ainsi que les grands récits autour de la souveraineté numérique. L’outil est particulièrement efficace lorsqu’on lui donne un rôle clair (par exemple “analyste en politiques numériques européennes”) et un contexte détaillé : il propose alors des réponses synthétiques, déjà organisées par catégories (acteurs industriels, régulateurs, partenaires technologiques, etc.).
En revanche, j’ai aussi remarqué certaines limites : Gemini a tendance à lisser les différences entre acteurs et à présenter la “troisième voie” européenne de manière très positive, sans toujours nuancer les rapports de force avec les États‑Unis ou la Chine. Pour valider les informations, j’ai recoupé les informations avec plusieurs sources externes (communiqués officiels de Microsoft et Mistral AI, articles spécialisés sur Aleph Alpha et la souveraineté numérique européenne…) avant d’intégrer les éléments dans la carte. Cette étape m’a rappelé que l’IA peut accélérer la recherche, mais ne remplace pas le regard critique de la personne qui fait la cartographie.
Lien externe Microsoft–Mistral: Microsoft et Mistral AI annoncent un nouveau partenariat pour accélérer l’innovation en intelligence artificielle et dévoilent Mistral Large, disponible dès à présent sur Azure – News Centre
Ce que j’ai appris sur le sujet
En résumé, voici les principaux points que je retiens pour le pôle européen de l’IA, tels qu’ils apparaissent dans ma carte mentale :
Cet exercice m’a permis de voir comment une IA générative comme Gemini peut devenir un outil de cartographie : elle aide à repérer rapidement les acteurs et les liens entre eux, mais demande une vraie vigilance sur la vérification des informations et la mise en perspective des discours produits.

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