Pratiques des IA en communication stratégique
Comment j’ai fait
Dans le cadre du cours sur l’IA en communication stratégique, nous avions à produire une démarche structurée afin de synthétiser une collecte de données produite en équipe. Par la suite l’exercice prévoyait tester le potentiel créatif de l’IA en lien avec la production de connaissances associées aux points de contacts de l’IA avec le public.
De mon côté, la démarche s’opère d’abord via Gemini avec une stratégie de prompting en six étapes visant à analyser, structurer et traduire l’ensemble des données issues des rapports synthèses du groupe concernant les points de contact entre l’IA et le public. La première partie débute par un prompt analytique permettant d’extraire les points majeurs de dix rapports et d’en produire une synthèse visuelle transférable dans un outil collaboratif. Une seconde partie mobilise un prompt axé sur la rigueur académique, assurant la vérification des faits et l’intégration de sources institutionnelles crédibles. Les premières images sortantes demandées aux IA concernant les points de contact entre l’IA et le public nous dirigent a quelque chose d’assez neutre dans une premier temps.
Puis, une stratégie de prompting narrative est ensuite utilisé pour transformer les données en scénarios prospectifs, incluant un storyboard et une projection à l’horizon 2050. En lisant le contenu généré, ma curiosité est sollicitée. J’ai le goût de pousser la réflexion vers le domaine de l’éthique. Une quatrième étape s’opère donc avec un prompt éthique fondé sur différents cadres normatifs reconnus pour identifier les tensions de valeurs et proposer de nouveaux indicateurs éthiques. À cette réflexion s’ajoute un prompt créatif destiné à concevoir des outils stratégiques, dont la Boussole B.E.E. IA et des concepts visuels originaux.
Explications fournies par Gemini (a titre d’exemple):
Concept Visuel : La Fissure du Réel
Enfin, je reviens aux données générées concernant les points majeurs des dix rapports de l’équipe. Je pousse alors la réflexion et les demandes pour que l’IA me génère des images supplémentaires représentatives des données fournies mais qui suscitent aussi un effet d’attraction pour le lecteur afin de capter son attention de façon significative. Je demande alors à l’IA de me proposer des prompts prêts a copier-coller à certains moment pour DALL-E puisque je comprends, en cours de démarche, que cet intermédiaire est parfois incontournable pour rendre l’image souhaitée. Des images sont alors possibles plus facilement mais le niveau de qualité est souvent faible. Le mode de raisonnement Image via l’IA Gemini m’offre de meilleurs résultats.
Ce que j’ai appris sur la méthode
L’analyse des réponses générées par l’IA met en lumière un outil performant pour structurer, synthétiser et enrichir une réflexion stratégique. L’IA démontre une capacité à organiser des contenus variés, à transformer des rapports techniques en infographies textuelles, tableaux, storyboards, et à proposer des visuels conceptuels. Cette polyvalence lui permet d’accompagner la créativité, la planification et l’analyse dans les domaines de la santé, de la gestion et de la communication. Elle peut aussi identifier les tensions éthiques fondamentales comme l’autonomie, la transparence, la justice et la vérité. Elle peut les traduire en indicateurs de performance mesurables, ce qui constitue un atout pour la gouvernance responsable.
Cependant, des limites sont aussi observées et appellent à la prudence. Elle peut aussi donner l’impression de générer des images réelles alors qu’elle ne fournit en réalité que des prompts, créant un décalage entre la commande et le produit rendu. Ces limites rappellent que l’IA ne valide pas : elle propose, accompagne, assemble et imagine. La présence de l’humain est donc fondamentale dans le processus. Les images générées demeurent somme toutes dans du « déjà vu ». Elles sont intéressantes mais ne représentent pas justement l’intention ou plutôt l’émotion de départ dans le processus de création. L’émotion qui en découle demeure peu significative. Peut-être de meilleures connaissances ou habilités a manœuvrer les différentes stratégies de prompting permettraient de meilleure résultats en ce sens.
Un constat se dégage de la démarche. L’exercice réalisé en partie du côté de Perplexity s’est révélé plus rapidement riche en matière de production d’images. J’ai utilisé Claude Sonnet 4.6.
Plusieurs hypothèses mériteraient d’être validées. Le fait d’avoir rehaussé certaines données lors de la mise en contexte a-t-il pu influencer positivement les résultats ? L’agilité de l’humain derrière la démarche a-t-elle favorisé le processus, sachant que Perplexity était la dernière plateforme d’IA sur laquelle l’exercice a été reproduit ? Enfin, le choix du mode de raisonnement a-t-il eu un impact particulièrement favorable ?
J’aurais tendance a penser que oui, voir assurément.
Ce que j’ai appris sur le sujet
En conclusion, la démarche dans son ensemble m’a permis de comprendre les usages réels et émergents de l’IA dans tes trois domaines; communication, gestion, santé. Il a été possible de synthétiser et clarifier les opportunités et les risques pour le public d’utiliser l’IA. J’ai pu constater qu’il est possible de créer des outils concrets pour communiquer et gouverner l’IA de manière responsable. Générer des supports visuels pour nourrir la réflexion stratégique en contexte d’accompagnement d’une organisation (agence ou autre) est possible. Par contre, il faut savoir manœuvrer adéquatement les IA puisque certaines fournissent des prompts prêts a copier-coller qu’il faut transposer sur d’autres outils pour avoir accès au résultat final. Les images proposées sont très « basiques « et nous ramènent à des idées/images déjà utilisées auparavant pour des sujets similaires. Certains concepts clés attendus dans la création sont aussi mal cités malgré des demandes de correction. Autrement dit, sa capacité d’innovation et sa créativité ont des limites. Une intervention humaine d’un spécialiste par exemple serait assurément profitable pour rehausser le niveau de créativité. Je met l’accent ici au mot spécialiste, puisque les limites de la performance de l’IA sont aussi influencées par l’humain qui l’utilise. Celui-ci doit bien connaître les outils d’IA, ses possibilités, les façons d’optimiser l’utilisation. L’IA a quand même réussi à susciter chez moi l’émotion lorsqu’il a produit l’image présentée ci-dessous représentant l’IA en 2050. Ce qui indique qu’il peut bien accompagner assurément.

Je garde en tête que mon niveau débutant a des angles morts. Peut-être serait-il possible d’aller plus loin dans la production avec une meilleure stratégie de prompting et un bagage de connaissances plus vaste dans l’utilisation des différentes plateformes d’IA, surtout celles qui utilisent des espaces créatifs.
En somme, l’IA constitue un accélérateur puissant pour générer, structurer et illustrer des contenus jusqu’à un certain point. Toutefois, l’analyse humaine demeure indispensable pour assurer la qualité, la rigueur, l’éthique et le sens de la création. Au niveau stratégique, l’intention ainsi que l’émotion à transmettre au public doivent nécessairement passer par l’intervention humaine

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