L’IA intégrée aux stratégies de vérification de l’actualité numérique au Canada

Contexte

Face à la montée des deepfakes,  qui se retrouvent de plus en plus sur le net et qui permet de créer toutes sortes de contenu hyperréaliste, le Canada déploie des outils d’intelligence artificielle de pointe pour protéger son espace numérique.

En effet, l’Institut canadien de recherches avancées a lancé un projet appelé CIPHER qui analyse du contenu afin de détecter s’il s’agit de désinformation. Le projet a pour but de concevoir ce système d’IA avancé qui fera « intervenir l’humain pour aider les organisations de la société civile à repérer et à déjouer les campagnes de désinformation coordonnées. »

Pour le moment, le logiciel est en mesure d’analyser du contenu publié en russe, et pourra bientôt décoder les campagnes de désinformation utilisant les langues chinoises.

Le projet CIPHER a été mis sur pied il y a trois ans, alors que le Professeur McQuinn, de l’Université de Régina et ses collègues avaient publié un rapport expliquant que des comptes semblant avoir des affiliations avec le gouvernement russe partagaient de la désinformation concernant la guerre en Ukraine à des groupes des deux extrêmes politiques au Canada.

Le système peut détecter des fausses informations provenant des États-Unis, fonctionnalité qui s’avère cruciale pour contrer la montée de la désinformation américaine dans l’écosystème numérique des Canadiens.

Analyse

Cette actualité illustre la dynamique de « course à l’armement » propre à l’IA. Le développement de l’IA générative stimule inévitablement celui de l’IA discriminative (qui apprend à détecter l’IAG), créant un cercle vicieux qui fragilise encore plus le rapport des populations à la vérité au sein de l’espace public. Cette dynamique effrite également la confiance des populations envers le journalisme, les gouvernements et la démocratie.

Or, on comprend de cette nouvelle qu’il y a un paradoxe face à l’utilisation de l’IA en communication, alors qu’elle est à la fois amplificatrice du problème, mais également utilisée comme une solution.

Pour les professionnels de la communication, comme plusieurs autres enjeux relatifs à l’IA, le défi majeur réside dans la préservation de la confiance des publics. Dans cette ère de postvérité, le rôle du communicateur devra potentiellement évoluer vers celui d’un « vérificateur de l’ordinateur ». Ce constat remet donc en lumière l’importance d’une littératie numérique accrue, car bien que l’IA puisse filtrer le contenu, la gestion éthique de l’IA représente un défi humain crucial pour maintenir la confiance au sein de l’espace public.

Source: Le Droit

URL de la source: L’IA au front pour débusquer la désinformation au Canada

Date de la publication: 14/02/2026

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